Un fondement de foi inébranlable – Pasteur David Jang


I. L’épidémie et la peur de la mort chez l’être humain

L’être humain vit fondamentalement avec une peur innée de la mort. Comme l’affirme le Psaume 62, l’homme est un être fragile, susceptible de vaciller et de trembler ; dès qu’il perçoit la moindre ombre de la mort, il plonge dans l’anxiété. Le pasteur David Jang explique dans sa prédication que cette peur de la mort se manifeste de manière encore plus marquée lorsque frappe une épidémie. En effet, l’histoire montre qu’à chaque époque, face aux épidémies récurrentes, les hommes étaient impuissants et saisis de terreur. Lors de la peste noire qui ravagea l’Europe, d’innombrables personnes perdirent la vie, et d’autres épidémies, tant en Orient qu’en Occident, laissèrent dans l’histoire de l’humanité une trace de peur profonde. Bien que la science et la médecine se soient développées, le monde se retrouve toujours démuni quand surgit un virus inattendu, et la population, craignant d’être contaminée, adopte la distanciation sociale ou se met en quarantaine. Lorsque ce genre de situation se répète, où pourrions-nous trouver du réconfort ?

Une épidémie révèle particulièrement à quel point l’homme est facilement vulnérable. Quand la peur de contracter une maladie mortelle balaie le monde, les hommes d’aujourd’hui délaissent le confort dont ils jouissent au quotidien et se ferment dans la crainte. L’angoisse que l’on ressent au seuil de la mort est l’expérience d’une angoisse primordiale. Ainsi, la peur de l’épidémie ne se limite pas à la crainte de la souffrance physique ou à la perspective de pertes économiques, mais comprend ce questionnement ontologique : « Que se passera-t-il si la mort survient ? » C’est pourquoi l’homme, si orgueilleux, ne peut que s’incliner et se sentir faible devant un désastre naturel ou une épidémie.

Le pasteur David Jang raconte à ce propos une anecdote : dans un certain pays, alors qu’on s’apprêtait à exécuter un homme en lui tranchant la tête, la personne chargée de l’exécution mourut soudainement frappée par la foudre. L’important ici est de souligner que « la vie est finalement entre les mains de Dieu ». Si nous reconnaissons que le souverain de la vie et de la mort est entièrement Dieu, notre orgueil s’effondre aussitôt et nous admettons nos limites à nous protéger nous-mêmes. Cette conviction que Dieu est le maître de toute vie aide le croyant à se libérer, au moins en partie, de la peur de la mort. Cependant, il reste un fait : nombre de personnes vacillent et tremblent devant la mort. Dès lors, la question cruciale est de savoir « en qui ou en quoi plaçons-nous notre espérance ? » Pour les chrétiens, la parole du Psaume 62, « Mon âme, repose-toi en Dieu seul, car mon espérance vient de lui », est un repère essentiel. C’est là l’un des points centraux du message prêché.

L’homme aime à se croire supérieur aux animaux par son « intelligence », mais il arrive que certaines bêtes pressentent les changements de la nature et fuient le danger avant nous. Des récits rapportent, par exemple, que les animaux du littoral s’enfuient vers l’intérieur des terres avant l’arrivée d’un tsunami, ou que les rats sentent les secousses d’un tremblement de terre avant même qu’il ne se produise. Si ces histoires nous semblent surprenantes, elles soulignent surtout l’ignorance et le retard de la réaction humaine face à un désastre naturel ou une épidémie, et les lourdes conséquences qui en découlent. L’humanité, en dépit de la civilisation et du progrès qu’elle a édifiés avec orgueil, demeure souvent impuissante devant les épidémies et les catastrophes naturelles.

Face à cette impuissance, nous revoilà confrontés à la question de la mort. Nous réalisons que la raison humaine, la fierté, ni même la technologie de ce monde ne peuvent empêcher la mort de façon absolue. C’est au moment où l’épidémie se propage que l’on prend pleinement conscience de ce fait. Même si la science parvenait à développer un vaccin et un traitement, elle ne pourrait éradiquer fondamentalement la mort. Au moment de la Première Guerre mondiale, la théologie libérale, qui plaçait une confiance absolue dans la raison humaine, était très répandue, et on exaltait la civilisation, la science et le progrès. Or, la destruction et les innombrables morts provoquées par la guerre ont brutalement détruit cet orgueil et ont montré l’effondrement soudain de l’optimisme « anthropocentrique ». Le pasteur David Jang souligne que cette leçon historique demeure valide aujourd’hui : c’est précisément lorsque l’homme se croit puissant que surgissent des catastrophes de grande ampleur, comme une épidémie ou la guerre.

En définitive, le fait qu’une épidémie se propage rappelle que l’homme reste impuissant devant la nature et la mort. Cela suscite chez beaucoup la terreur de la mort et paralyse toutes sortes d’activités, y compris les rassemblements habituels ou le culte en personne. Une multitude craint de sortir, et les mesures d’hygiène comme le port du masque et le lavage fréquent des mains deviennent obligatoires. Les églises, elles aussi, réfléchissent à limiter pendant un temps leurs réunions selon les directives gouvernementales, ou à adopter le culte en ligne. Le problème est que les croyants se demandent alors : « Suis-je en train d’abandonner le culte par peur de la mort ? » Il ne s’agit pas de prendre des risques inutiles et de mettre la vie des fidèles en danger. Le pasteur David Jang insiste plutôt sur le fait que, tout en se soumettant aux consignes des autorités, nous ne devons pas rompre notre vie spirituelle, y compris la sanctification du jour du Seigneur. L’essence de l’Église est de rendre un culte à Dieu et de Le servir ensemble. Une épidémie finit toujours par passer ; nous traversons un temps difficile, mais nous devons en profiter pour nous examiner devant Dieu.

L’histoire de l’Église et la Bible montrent que, même aux heures les plus sombres, Dieu a toujours ouvert aux hommes un chemin d’espérance. Dans l’Exode, lors des fléaux qui frappèrent l’Égypte, les Israélites appliquèrent sur les linteaux de leurs portes le sang de l’agneau pascal, afin que l’ange destructeur ne frappe pas leurs maisons. De la même manière, notre époque présente nous rappelle le sens de la vie, de la mort et de la protection divine. Nous réaffirmons : « La vie est entièrement entre les mains de Dieu. » Nous regardons le cerf ou le sanglier qui dévalent soudain vers des sources de nourriture ou un abri, et des animaux qui fuient un tsunami pressenti, pour nous rappeler, nous aussi, que nous n’avons pas d’autre issue que de trouver refuge dans le sein de Dieu, l’arche du véritable salut. Le pasteur David Jang suggère que l’épidémie peut servir d’instrument pour freiner l’orgueil humain ; c’est pourquoi nous devons, au milieu de la peur et de l’angoisse, nous tenir encore plus humblement devant Dieu.

En fin de compte, la peur de la mort met crûment en lumière la limite de l’homme. Une épidémie non seulement menace l’environnement extérieur, mais révèle en nous la conscience de notre impuissance. À ce stade, deux voies se présentent : l’une conduit à la détresse et au désespoir, l’autre invite à regarder Dieu et à y trouver l’espérance. Le croyant sait que la force de surmonter la peur ne peut venir que de Dieu. Le psalmiste s’écrie : « Pourquoi te décourages-tu, mon âme ? » tout en déclarant : « Lui seul est mon rocher, mon salut, ma haute retraite ; je ne chancellerai pas. » Puisque la souveraineté de la vie et de la mort n’appartient pas à l’homme, mais à Dieu, la mort n’est pas pour le croyant la fin ultime ; elle peut être la porte d’entrée vers la vie éternelle.


II. Seul Dieu est le Rocher et le Salut

Le Psaume 62 répète à plusieurs reprises le message central : « Place ta confiance en Dieu seul. » Nous lisons par exemple : « Oui, c’est en Dieu que mon âme se confie ; de lui vient mon salut » ou encore « Oui, il est mon rocher et mon salut, ma forteresse ; je ne serai jamais ébranlé. » Le pasteur David Jang explique que ce psaume souligne à quel point Dieu seul est la source parfaite du salut, qu’il s’agisse de la peur de la mort ou de tout autre motif d’angoisse dans la vie. Plus encore, dans un contexte d’épidémie, où nous réalisons notre fragilité, la confession du psalmiste nous touche d’autant plus profondément.

Le psalmiste emploie l’image du « rocher » (Rock) pour représenter la solidité inébranlable de Dieu. Le rocher résiste aux chocs extérieurs et demeure intact. Au temps de l’Ancien Testament, alors que les Israélites affrontaient les régions arides du désert et les terrains escarpés de Palestine, ils savaient qu’un rocher symbolise la stabilité, la protection et le soutien. De même, pour l’homme moderne, Dieu est ce « rocher ». Qu’il s’agisse d’une épidémie, d’une guerre ou d’une crise économique, Dieu reste un appui absolu inébranlable. Les institutions et les empires fondés par l’homme peuvent périr avec le temps, mais Dieu demeure éternellement le même.

Le psalmiste utilise également la notion de « forteresse » (Refuge, Fortress) pour décrire Dieu. Une forteresse protège des attaques ennemies. Tout au long des Écritures, Dieu est dépeint comme un abri, une citadelle, où le croyant peut se réfugier en cas de danger. Ce n’est pas qu’une figure poétique : l’histoire d’Israël témoigne maintes fois de cette réalité vécue. Lorsque l’épidémie donne forme concrète à la peur de la mort, les hommes cherchent instinctivement une « forteresse » pour être en sécurité. Quand les solutions humaines ne garantissent plus aucune sûreté, c’est souvent à ce moment-là qu’un grand nombre de personnes se tournent vers l’Église ou vers Dieu. Seul Dieu, qui détient la souveraineté sur la vie et la mort, peut offrir une sécurité éternelle.

Le pasteur David Jang attire ensuite l’attention sur l’Évangile selon Jean, chapitre 11, où Jésus déclare : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. » On constate que Jésus n’est arrivé auprès de son ami Lazare qu’au bout de quatre jours, alors que celui-ci était déjà dans le tombeau, provoquant une tristesse extrême dans sa famille. Pourtant, Jésus a ressuscité Lazare. Dans Jean 11, verset 35, il est écrit que Jésus a pleuré devant la douleur de leurs cœurs, témoignant de Sa compassion pour les souffrances, les peurs et les limites humaines. Or, par cet épisode, Jésus affirme être le Maître de la résurrection et de la vie, montrant qu’Il domine le pouvoir de la mort.

Jésus ajoute : « Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? » C’est le cœur même de la foi. Si la vie et la mort dépendent entièrement de Dieu, l’homme peut conserver une espérance éternelle, même face à la mort. Ainsi, Jésus, vainqueur de la mort, met en échec le règne de la mort, permettant à ceux qui croient en Lui de surmonter la terreur que la mort inspire selon la perspective du monde. Dans la première épître aux Corinthiens, chapitre 15, l’apôtre Paul s’écrie : « Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? » Il se moque ici de la mort, signifiant par là que, pour qui croit à la mort et à la résurrection du Christ, la puissance de la mort est déjà anéantie.

Le Psaume 62, Jean 11 et 1 Corinthiens 15 s’accordent donc pour affirmer que Dieu est le Maître de la vie, et que, par Jésus-Christ, la mort n’est plus la fin irrévocable. Même si, lors d’une épidémie, la peur de la mort s’amplifie, le croyant ne doit pas s’effondrer dans le désespoir ni rester prisonnier de l’angoisse. Au contraire, comme le dit le pasteur David Jang, c’est dans ces temps de crise qu’il faut s’approcher davantage de Dieu et nous humilier devant Celui qui tient en Sa main la vie et la mort. C’est cela, le sens profond de la confession : « Toi seul es mon rocher, mon salut et ma forteresse : je ne chancellerai pas. »

Même si nous venions à contracter le virus et à connaître la mort physique, nous croyons que cette mort n’est pas la conclusion définitive de notre destinée éternelle. Dans cette conviction que « Jésus est la résurrection et la vie », nous pouvons surmonter, dans une certaine mesure, la peur qu’impose le monde. Bien sûr, humainement parlant, la crainte demeure, mais nous pouvons fortifier nos cœurs en rappelant la victoire de Jésus sur la mort. Sur ce fondement, l’Église a la mission de proclamer l’Évangile de la « vie qui triomphe même de la mort ». Dans les temps d’épidémie, la détresse est plus intense et les hommes cherchent un espoir ; ne serait-ce pas la période la plus urgente pour annoncer la bonne nouvelle de la vie ? Pour certains, il s’agit d’un moment crucial où la voie du salut peut s’ouvrir.

Dans ce contexte, le Psaume 62 emploie de façon saisissante des termes comme « rocher », « forteresse » et « abri » pour définir qui est Dieu. Notre salut et notre gloire reposent en Lui, et même si le monde chancelle et que l’épidémie se propage, notre espérance demeure inébranlable tant que nous restons tournés vers Dieu. « Vous tous, peuple, confiez-vous en lui en tout temps, répandez votre cœur devant lui ! Dieu est notre abri », dit le texte. Au milieu du découragement et de la peur, le message que nous, croyants, devons transmettre au monde est : « Tournez-vous vers Dieu ! Lui seul est capable de nous sauver. »

Dans la Bible, lorsque surviennent épidémies, guerres, famines ou désastres naturels, il ne s’agit pas simplement de « malchance », mais d’une occasion de revenir à Dieu et de nous examiner devant Lui. Après la consécration du Temple par Salomon, Dieu a promis : « Si jamais vient la famine ou l’épidémie, et que mon peuple se repente et revienne à moi, j’écouterai la prière et je guérirai leur pays » (voir 2 Chroniques 7, etc.). Ce passage est hautement symbolique : lorsque des individus ou une société, plongés dans le péché ou l’orgueil, s’humilient, reconnaissent leur faute et implorent la miséricorde divine, alors Dieu intervient pour guérir la terre. Ce principe reste valable aujourd’hui. À l’heure où se propage la maladie, le rôle de l’Église et des croyants ne se limite pas aux précautions sanitaires ; il consiste surtout à se repentir, à se tourner vers Dieu, et à demander sa compassion pour ce monde. Le pasteur David Jang prêche ainsi que « ce temps de crise est justement celui où nous devons approfondir notre repentance, nous accrocher davantage à la Parole et courir vers Dieu, Maître de la vie ».

Le Dieu décrit dans le Psaume 62 est à la fois le Créateur de l’univers et de la terre, le Souverain de l’histoire, et Celui qui règne sur la vie de chaque individu. Puisqu’Il détient les clés de la vie et de la mort, Il empêche que la mort, dans notre perception humaine, soit la fin définitive. Sans la foi, il est difficile d’accueillir cette vérité, mais dès lors que nous avons goûté à Sa grande puissance et Sa bonté, nous reconnaissons : « Mon salut et ma gloire dépendent de Dieu ; mon rocher protecteur et mon refuge sont en Dieu. » Ainsi, même si une épidémie ou tout autre fléau dévoile nos limites, nous pouvons en faire un tremplin pour nous rapprocher encore de Dieu, acquérant de ce fait un fondement spirituel inébranlable.

C’est pourquoi, face au problème fondamental de la mort, dans un contexte d’épidémie et de calamité, le croyant n’a qu’une seule voie : « le Dieu qui est notre rocher » et « le Seigneur qui est notre salut ». La croix et la résurrection de Jésus-Christ, qui a vaincu la puissance de la mort et du péché, en apportent la preuve définitive. La croix exprime l’amour de Dieu et la résurrection confirme Sa puissance. Même lorsque nous ressentons à quel point nous sommes impuissants face à l’épidémie, nous pouvons nous appuyer sur cet amour et sur cette puissance, avec la certitude que « Son dessein pour nous est bon et éternel ».


III. Le rôle de l’Église, la prière et la mise en pratique

Le temps de l’épidémie nous montre clairement l’attitude à adopter, en tant qu’Église et croyants. S’appuyant sur Romains 13, le pasteur David Jang souligne qu’il est de notre devoir d’obéir aux autorités établies et de veiller au bien-être de tous. Le fait pour l’Église de respecter les mesures de distanciation sociale ou de recourir temporairement au culte en ligne grâce à la technologie moderne traduit la volonté de protéger la santé des fidèles, tout en restant fidèle à l’essence de la foi. Cependant, il est crucial de ne pas aller jusqu’à abandonner entièrement la sanctification du dimanche et la dimension communautaire du culte.

La foi doit se traduire tant dans le culte public que dans tous les domaines de la vie, et l’Église doit jouer son rôle de « sel et lumière ». Lorsque l’épidémie s’étend au monde et que la peur devient extrême, beaucoup se tournent alors vers l’Église pour y chercher un refuge spirituel. Si, à ce moment-là, l’Église demeure fidèle dans sa louange, si les croyants agissent avec audace et humilité pour participer à la sécurité de la société, alors le monde observe et se demande : « Comment peuvent-ils rester inébranlables malgré la peur de la mort ? » Cette question ouvre précisément l’occasion d’annoncer la Bonne Nouvelle que « Dieu seul est le rocher, la forteresse et le refuge ». L’Église ne doit pas oublier cette mission.

Même à l’intérieur de l’Église, il existe des fidèles saisis par l’inquiétude et la peur. D’où la nécessité de s’encourager mutuellement et de prier ensemble. L’épître de Jacques, chapitre 5, recommande à celui qui souffre de prier, au malade d’appeler les anciens pour qu’ils prient pour lui, et de se confesser mutuellement ses péchés en demandant la guérison. « La prière fervente du juste a une grande efficacité » : c’est au sein de l’Église que cette vérité peut prendre toute sa force. De fait, lorsque Élie pria, il ne plut pas pendant trois ans et demi ; puis, à sa deuxième prière, la pluie revint (1 Rois 17-18). Il s’agissait là d’un homme ordinaire, « de la même nature que nous », mais son intercession exerçait un impact sur toute la société. Combien plus encore pouvons-nous espérer, nous qui avons la grâce de prier au nom de Jésus ! Dans cette période d’épidémie, l’Église doit donc avant tout se repentir, implorer la guérison de ce monde, et prier avec insistance.

Par ailleurs, le pasteur David Jang propose de transformer la quarantaine ou la distanciation sociale en un exercice spirituel. Ceux qui, d’ordinaire, sont trop occupés pour lire la Bible et prier peuvent désormais trouver, contraints de rester chez eux, un « temps de pause » favorable à la vie intérieure. C’est une occasion de s’arrêter, de s’examiner devant Dieu, de se repentir et de se laisser purifier par la Parole. Si les enfants ne vont pas à l’école et restent à la maison, cela peut devenir un temps pour mettre en pratique « le culte en famille » ou pour les parents d’enseigner leur foi à leurs enfants. Quand l’Église ne peut plus se réunir physiquement, chaque foyer est appelé à devenir une petite Église où l’on poursuit la lecture de la Parole et la prière.

Dans l’Évangile selon Matthieu, chapitre 23, Jésus compare Son amour et Son désir de protection à celui de la poule qui veut rassembler ses poussins sous ses ailes, ajoutant avec tristesse : « Mais vous ne l’avez pas voulu. » Jésus regarde Jérusalem et pleure : Dieu veut tant prendre soin de Son peuple, pardonner ses péchés et le protéger. Mais si ce peuple refuse, Dieu n’impose pas cette protection de force. Dans le contexte de l’épidémie actuelle, on peut imaginer que Dieu nous appelle à venir plus près de Lui, sous Ses ailes. Si l’Église, toutefois, ne cherchait que les valeurs du monde ou laissait libre cours à la crainte, elle ne pourrait finalement rester sous la protection du Seigneur. C’est pourquoi l’Église, loin de laisser passer l’occasion, doit proclamer : « Venez sous les ailes du Seigneur ! »

Nous pouvons aussi tirer un enseignement pratique essentiel : celui de l’humilité. Plus l’homme s’enorgueillit des progrès scientifiques et techniques, plus il se dévoile impuissant face aux catastrophes imprévues. Chaque année, la grippe saisonnière cause des dizaines de milliers de décès, preuve que les virus ne nous ont jamais quittés. Mais lorsqu’une épidémie prend de l’ampleur, l’humanité se rend compte soudainement qu’elle doit respecter les mesures les plus basiques, comme se laver les mains régulièrement. Aussi avancée que soit notre civilisation, nous réalisons à quel point la moindre négligence des « principes fondamentaux » peut conduire à un effondrement rapide. Pour le croyant, cette prise de conscience s’accompagne d’une attitude de prière, en reconnaissant : « Si Dieu ne le permet pas, mon souffle de vie peut s’interrompre du jour au lendemain. » Ainsi, en prenant toutes les mesures utiles pour ne pas contracter le virus, nous n’oublions pas que la souveraineté de la vie demeure entre les mains de Dieu. C’est cela, la véritable humilité.

Dans une telle crise, l’Église a l’opportunité de manifester l’« audace » et l’« amour » du Christ, tandis que le monde est envahi par la peur. Attention toutefois : être « audacieux » ne signifie pas mépriser les mesures de protection ou se réunir coûte que coûte sans souci de la responsabilité sociale. Il s’agit plutôt de respecter ce que demande le gouvernement, de se laver régulièrement les mains, de garder une certaine distance, tout en affirmant clairement : « Nous ne pouvons pas renoncer au culte et à la prière. » L’Église n’est pas appelée à heurter la société, mais à devenir une source de réconfort et d’espérance pour elle. Chaque croyant doit se sentir « représentant de sa communauté » et porter la Bonne Nouvelle et l’amour de Dieu à des voisins fermés par la peur.

Le pasteur David Jang souligne en particulier la nécessité de faire confiance à la parole de Jésus : « Quand même tu mourrais, tu vivras. » Plus la menace de mort est tangible en temps d’épidémie, plus nous devons nous interroger : « Est-ce que je crois réellement à la vie qui subsiste au-delà de la mort ? » « Est-ce que j’entrevois l’espérance de la résurrection qui se trouve au-delà de la mort ? » Ce ne sont pas de simples réflexions théoriques ; elles revêtent un sens concret lorsque la vie et la mort sont en jeu. Quand l’Église reste ferme dans cette espérance et ne cède pas à la peur, le monde est témoin de cette puissance spirituelle qui l’anime. Ce témoignage peut alors être le déclencheur décisif de l’annonce de l’Évangile.

En définitive, le temps d’épidémie est l’occasion pour l’Église de prier avec plus de vigilance et de montrer le chemin qui conduit à la véritable paix et au véritable salut. Les croyants sont appelés à se repentir de leurs péchés, à purifier leurs vies, et à vivre un réveil spirituel en famille, autour de la Parole et de la prière. Si ce mouvement grandit, alors, après l’épidémie, nous pourrons former une communauté de foi plus solide et servir de repère au monde. C’est alors que la confession « Le Seigneur est mon rocher, ma forteresse, je ne chancellerai pas » cessera d’être un simple slogan pour se concrétiser dans la vie quotidienne. En redécouvrant l’importance de la communion et du culte que nous prenions pour acquis, nous pourrons raviver l’amour fraternel et l’ardeur missionnaire, permettant ainsi au monde d’entrevoir, à travers l’Église, la réalité et l’espérance du Royaume de Dieu.

En résumé, le pasteur David Jang met l’accent sur la reconnaissance de la crainte de la mort et de la fragilité humaine en temps d’épidémie, tout en proclamant l’espérance que Dieu seul peut offrir. Il nous invite à nous appuyer sur la parole de Jésus dans Jean 11 : « Je suis la résurrection et la vie », et à nous approprier la confession du Psaume 62 qui affirme que Dieu est notre unique rocher et salut. En lien avec Jacques 5, il exhorte l’Église à rester éveillée dans la prière, à confesser nos péchés mutuels et à intercéder pour les malades, dans la certitude que « la prière du juste est d’une grande efficacité ». Nous devons respecter les mesures établies par les autorités, sans toutefois renoncer à l’essence du culte dominical. Nous pouvons faire de cette situation difficile une occasion de croissance spirituelle et d’évangélisation. De la sorte, nous remplissons notre rôle de « sel et lumière », annonçant au monde que la mort n’est pas la fin définitive, et que Jésus-Christ est ressuscité pour nous ouvrir la vie éternelle.

Par-dessus tout, n’oublions pas que la vie et la mort sont sous la souveraineté de Dieu. Dans cette période, nous devons nous humilier devant Lui et prier davantage. Alors Dieu guérira le pays et fortifiera Son Église. Alors que le monde est plongé dans la crainte, l’Église doit rester ouverte à ceux qui sont dispersés, aux non-croyants, et leur présenter l’Évangile. Car celui qui s’appuie sur le Rocher divin ne s’écroule jamais : cette vérité, aussi simple que puissante, est précisément la raison pour laquelle nous sommes appelés en cette époque d’épidémie. Ne l’oublions pas.

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